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Get Started →Paris , C’est avec une émotion toute particulière que Christie’s annonce la vente de la Collection de Jeanne-Marie de Broglie qui se tiendra à Paris le 30 septembre prochain. Pour Christie’s, évoquer le nom de Jeanne-Marie de Broglie c’est rendre hommage à une figure majeure du marché de l’art en Europe, dont le rôle a dépassé le seul cadre de Christie’s pour influencer durablement artistes, galeristes et collectionneurs. Par son engagement précoce aux côtés des artistes et des grands acteurs du marché, elle a contribué à façonner le paysage artistique en pleine mutation de l’ Europe de l’après-guerre.
En créant le bureau parisien de Christie’s en 1968, Jeanne-Marie de Broglie donne à la maison une impulsion décisive et inscrit son développement dans une dynamique d’ouverture et d’internationalisation. À l’heure où notre maison célèbre ses 260 ans d’histoire, cette vente résonne comme un moment singulier qui met en lumière une trajectoire pionnière, un esprit visionnaire et une personnalité dont l’influence continue d’inspirer la maison. Plus qu’une collection, c’est un univers qui se dévoile, celui d’une femme de culture dont le goût, l’intuition et l’engagement ont laissé une empreinte durable. Son regard éclairé, sa compréhension intuitive des œuvres comme des collectionneurs, et sa capacité à faire éclore les talents ont contribué à forger, bien au-delà de son propre parcours, l’identité même de Christie’s en Europe. Portée par la force de ses convictions, son sens des relations humaines et son exigence, elle a incarné avec une rare intensité l’alliance d’une tradition solidement enracinée et d’une modernité résolument assumée.
La vente de sa collection personnelle, le 30 septembre prochain à Paris, réunit plus de 150 lots.
Pour François Curiel, Chairman Christie’s Europe, elle a été un mentor : « Après une année d’apprentissage à Londres, jeune spécialiste, j’eus le privilège de travailler à ses côtés à Paris dans les années 1970. Elle écrivait alors une page essentielle de l’histoire de la maison qui s’ouvrait à l’international. C’est sous l’œil attentif de Jeanne-Marie que je débutais cette aventure qui dure depuis plus de 50 ans. »
La collection privée de Jeanne-Marie de Broglie reflète à la fois sa remarquable expertise en matière d’art et les liens d’amitié authentiques qu’elle tisse avec les artistes de son temps. Très proche du galeriste Daniel Cordier, Jeanne-Marie de Broglie joue un rôle actif dans son cercle avant-gardiste et l’accompagne dans l’ouverture de sa galerie. A son contact, elle développe un regard particulièrement attentif aux formes les plus libres et les plus novatrices de la création de son temps. Par l’intermédiaire de Daniel Cordier, Jeanne-Marie de Broglie rencontre Jean Dubuffet avec qui elle se lie d’amitié, en témoignent les œuvres présentes dans la collection comme cette Texturologie XXIII, La physique du sol (200 000 to 300 000 €). Autre témoin de son goût affirmé, elle fait très tôt l’acquisition d’un lustre Structure végétal’ de Claude Lalanne (200 000 to 300 000 €). Au cœur de cet ensemble, une table-berceau, pièce unique de Diego Giacometti est conçue à l’effigie de Séraphine, la chienne de Jeanne-Marie de Broglie (400 000 to 600 000€). Ces œuvres prennent place dans un appartement dont le mobilier choisi est emblématique de l’élégance propre aux grandes collections parisiennes. Des céramiques de Picasso, des flambeaux d’époque Charles X et un service en porcelaine de Limoges du XVIIIe siècle y côtoient des œuvres de Marc Chagall, David Hockney, Dorothea Tanning, Léon Spilliaert, Henri Michaux, Miodrag Dado, Edgar Degas ou encore Eugène Delacroix.
Profondément inscrite dans son temps, Jeanne-Marie de Broglie entretient un lien étroit avec l’histoire et la transmission. Fille de Gilles de Maillé de La Tour-Landry, duc de Maillé, et d’Anne-Marie Radziwiłł, devenue princesse par son mariage avec Guy de Broglie en 1949, elle s’inscrit dans une lignée aristocratique européenne dont plusieurs pièces de la collection portent l’empreinte. Figure du Tout-Paris, elle évolue dans les cercles artistiques et mondains de son époque, comme en témoignent des photographies la montrant lors de grands événements, en conversation avec Yves Saint Laurent ou aux côtés de Man Ray.
Une broche en forme de croix de Malte, sertie de diamants provenant de la famille Radziwiłł dont elle est issue (30 000 to 50 000 €), fait notamment écho à des portraits de sa grand-mère, Dolly Radziwill, amie de Misia Sert et de Serge Diaghilev, signés Adrien Désiré Étienne Drian. Le pendentif d’une demi-parure signée Boivin, en perles et diamants, est quant à lui serti d’une topaze gravée aux armes Radziwiłł. Un service en vermeil aux chiffres de la princesse Louise de Prusse, son aïeule, vient également rappeler cet héritage. Une vitrine réunissant plusieurs boîtes Cartier composée d’un nécessaire en lapis-lazuli, saphirs et diamants, un étui à cigarettes en opaline ainsi qu’une pendulette viennent compléter cet ensemble et témoignent d’un goût pour les arts décoratifs précieux, à la croisée de l’héritage familial et du raffinement parisien.
« Nous sommes fiers de perpétuer chez Christie’s l’héritage de Jeanne-Marie de Broglie qui reste une figure profondément inspirante par son lien avec les artistes et le niveau d’excellence qu’elle a su incarner. » , Cécile Verdier, Présidente de Christie’s France
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(Press Release)