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Graziella Patiño de Ortiz Linares Collection

Published on
May 14, 2026
Graziella Patiño de Ortiz Linares Collection
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Contributors
Sharon Obuobi
Editor in Chief
Akosua Kissiedu
Business Intelligence Editor
Hai Ngan Bui
Business Intelligence Writer
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Paris – Christie’s a l’immense honneur d’annoncer la vente de la collection Graziella Patiño de Ortiz Linares qui se tiendra le 23 septembre prochain à Paris. Avec un raffinement et une érudition unique, Graziella Patiño de Ortiz Linares constitue, durant plus de quatre décennies, une collection qui marquera à jamais l’histoire. Héritière d’une des fortunes qui a fait la légende de l’ Amérique latine, figure du Paris des années 20, Graziella Patiño de Ortiz Linares perpétue un art de collectionner où l’intuition se mêle à la rigueur et où chaque choix affirme une vision éclairée. Elle réunit un ensemble d’œuvres dignes des plus grands musées, dans l’un des plus beaux hôtels particuliers de l’avenue Foch. Des chefs-d’œuvre de Watteau et de Fragonard, parmi les plus beaux encore en mains privées, y côtoient un mobilier classique à son zénith et une fabuleuse collection d’orfèvrerie. Composée de 60 lots dont l’estimation se situe entre 23 à 33M€, cette vacation s’inscrit d’emblée dans la lignée des ventes historiques consacrées aux arts classiques, qui, de l’Hôtel d’ Orrouer d’ Hubert de Givenchy, au Château de Ferrières de la famille Rothschild, ont célébré un apogée du goût des collectionneurs d’art installés dans des demeures mythiques. La vente complète ainsi une riche actualité culturelle qui célèbre avec éclat l’art de vivre au Siècle des Lumières, au Palais Galliera et au Musée des Arts décoratifs de Paris.

Graziella Patiño de Ortiz Linares (1900-1980)
Si la grâce et l’élégance de Graziella Patiño de Ortiz Linares nous sont connues par des portraits de Salvador Dalí et de Philip Alexius de László, peintre favori de l’aristocratie européenne, l’histoire de sa famille débute dans les Andes. Graziella est la fille du bolivien Don Simón Iturri Patiño (1860-1947). Issu d’un milieu modeste, il sut reconnaître le potentiel de l’étain et par sa persévérance et son sens aigu des affaires, il bâtit un empire minier, bancaire et ferroviaire. Il fut surnommé le «Roi de l’étain » ou le « Rockefeller des Andes », et contribua fortement à l’essor économique de son pays.
Simón Patiño s’établit avec sa famille en Europe, et c’est à Paris que Graziella s’installe avec Jorge Ortiz de Linares, ministre plénipotentiaire de Bolivie. Élégant et cultivé, figure de la vie parisienne des Années Folles, le jeune couple s’installe dans l’un des plus somptueux hôtels particuliers de l’avenue Foch. Sous leur impulsion, le 34 devient l’un des épicentres de l’effervescence culturelle et intellectuelle parisienne.
Dotée d’une éducation fidèle aux standards de la haute société de l’époque, Graziella conjugue culture et ouverture au monde. Elle combine un goût raffiné et un sens esthétique des plus aigus. Dans cet hôtel particulier, Graziella crée, avec son époux, lui-même illustre collectionneur de livres anciens, une collection qui deviendra l’une des plus prestigieuses du XXe siècle.

Le 34, avenue Foch : un écrin pour les collections
Projet fastueux du second empire à Paris, l’avenue du Bois de Boulogne, devenue Foch en 1929, initialement construite pour l’ Impératrice Eugénie, attire dès sa création, les personnalités de la haute société comme Adolphe d’ Ennery ou Boni de Castellane et son épouse Anna Gould qui y font bâtir des hôtels particuliers dont la munificence s’inscrit dans l’histoire de Paris et contribue pour toujours à sa réputation auprès des élites mondiales. En 1926, Simón Iturri Patiño, acquiert l’hôtel situé au numéro 34 pour sa fille Graziella et son époux Jorge Ortiz Linares. À cette adresse, Ferdinand Blumenthal, richissime industriel New Yorkais avait fait bâtir en 1900 cet hôtel à son nom. Doté d’un prestige sans égal, l’imposant édifice néoclassique offre aux jeunes époux Ortiz Linares le cadre idéal pour leur collection centrée sur l’époque Régence et le règne de Louis XV, qu’ils constituent pendant plus de quarante ans. Graziella se consacre à l’aménagement des salons de réception dès 1926. Les espaces privés devront attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale. Traquant la perfection, Graziella se fait conseiller par les plus grands antiquaires de son temps : la Maison Jansen, décorateur installé sur la rue Royale, Jacques Helft, la référence absolue en matière d’orfèvrerie, l’antiquaire Marcel Bissey ou encore la galerie Matthiesen pour les tableaux anciens. Pour ce projet de rénovation complète de l’hôtel, elle fait installer en 1938, des boiseries blanches et or provenant de l’ambassade de France à Vienne, édifiée pour le cardinal de Rohan, ainsi que des cheminées Louis XV. Les intérieurs sont enrichis de précieuses laques de Chine, de rares bronzes ciselés, de tapis de la Savonnerie et d’un mobilier d’exception.

Les plus grandes signatures
La collection créée par Graziella et Jorge Ortiz Linares est l’une des plus remarquables jamais consacrées aux arts décoratifs et aux maîtres anciens. Certaines œuvres sont d’ores et déjà entrées dans les collections de musées prestigieux. La vente du 23 septembre réunit un ensemble de chefs-d’œuvre des plus grands peintres français des XVIIe et XVIIIe siècle comme Antoine Le Nain, Jean-Antoine Watteau, Jean-Honoré Fragonard, Hubert Robert et Jean Baptiste Greuze. De provenance souvent remarquable, ces œuvres installées dans leurs différentes propriétés avenue Foch et leur château Le Moulinet dans les Yvelines, font échos aux plus belles toiles de ces artistes conservées au Louvre. Parmi un ensemble de pièces d’arts décoratifs et de mobilier de qualité exceptionnelle, on trouvera des pièces d’ André-Charles Boulle, de Charles Cressent, ou encore Bernard II van Risamburgh (B.V.R.B). La vente offre aussi l’occasion d’une rare et éclatante célébration de l’orfèvrerie, notamment à travers des pièces d’argenterie royale française, œuvres de Thomas et François-Thomas Germain, également de Nicolas Delaunay, Pierre Massé. Réunies avec passion, notamment à New York dans les années 1940, elles constituent l’une des grandes fiertés d’une lignée dont l’histoire même est intimement liée à celle de métaux. Elles font aussi de Graziella Patiño de Ortiz Linares l’une des plus grandes collectionneuses d’orfèvrerie française de l’histoire au même titre que les Rothschild, les David-Weill, ou les Lòpez-Willshaw.

« D’une cohérence remarquable, la collection Patiño de Ortiz Linares illustre avec éclat l’exigence et la sensibilité d’une grande collectionneuse. Chaque œuvre y trouve sa place dans un dialogue d’une rare élégance.»
Paul Gallois, Co-directeur de la vente, Directeur Mobilier et Objets d’ Art, Europe

« Le choix de Jean Honoré Fragonard se fait tout naturellement pour Graziella, parce qu’il est l’artiste qui va illustrer au mieux et avec le plus de virtuosité cette élégance du trait, cette facilité du peintre qui va être ici, dans ce sujet charnel, au service du plaisir, du plaisir du peintre, du plaisir du collectionneur »
Pierre Etienne, Co-directeur de la vente et Vice-président de Christie’s France

De plus amples informations sur les œuvres proposées à la vente

(Press Release)